SACRA parfums d'Isenne et d'ailleurs vol I Kindle Î

SACRA parfums d'Isenne et d'ailleurs vol I ➵ [Reading] ➷ SACRA parfums d'Isenne et d'ailleurs vol I By Léa Silhol ➪ – Natus-physiotherapy.co.uk Sacra Parfums d’Isenne et d’Ailleursopus I — Aucun Cœur Inhumain — Ex stasis L’extase l’ivresse le ravissement l’intoxication d’un instant ou d’une ère Encapsulée dans le rituel l Sacra Parfums d’Isenne et d’Ailleursopus I — Aucun d'Isenne et PDF/EPUB å Cœur Inhumain — Ex stasis L’extase l’ivresse le ravissement l’intoxication d’un instant ou d’une ère Encapsulée dans le rituel la forme et les parfums du monde Dans les sens dans l’encens Au travers d’une boîte de palissandre ue les écrivains se transmettent secrètement depuis des SACRA parfums PDF \ siècles des calligraphies du roi des Djinn même sur un parchemin frauduleux et de la dialectiue des céramistes Satsuma dans le salon de Klimt des bouuets de fleurs blanches envoyées par un père à sa fille et des visages du Green Man dans des bois interdits des voiles des navires ui filent vers le parfums d'Isenne et PDF/EPUB ¿ port enflées par les chants des passagers et de la voix de tous ceux ue — aimés jadis — nous pensions avoir perdus pour toujours D’un bout à l’autre des horizons et hors des cartes sur le fil d’une errance rythmée du pas des voyageurs inlassables et des esprits affamés de splendeur les traces parfums d'Isenne et d'ailleurs vol PDF or des mortels et immortels se doublent se croisent se frôlent Au centre du compas la cité légendaire d’Isenne carrefour hybride entre l’Orient et l’Occident hantée de fantômes de rumeurs de contes et de codes ; dépliant ses mystères autour du Labyrinthe des verriers Marché gobelin où l’art et la démesure s’échangent s’offrent s’achètent et se perdent entre les ombres vibrantes d’Irshem et les esuisses de VeniseLéa Silhol architecte des univers croisés de Vertigen Frontier et Isenne scalde des astérismes et des carrefours déclare solennellement ue Sacra constitue plus encore ue les prismatiues Avant l’Hiver et Fovéa la rose des vents de sa Trame et ue le lecteur ne s’aventurera dans le dédale de Manta u’à ses risues et périls — Première séuence en six nouvelles et deux novellas —.


About the Author: Léa Silhol

Léa Silhol est une romancière nouvelliste anthologiste et d'Isenne et PDF/EPUB å essayiste française née en à Casablanca Elle a été par ailleurs l'une des fondatrices des éditions de l'Oxy directrice littéraire et artistiue attachée de presse ainsi ue musicienne dans le concept band Done by MirrorsSes univers s'inscrivent dans le champ de la Fantasy Mythiue SACRA parfums PDF \ Le cycle de Vertigen la Fantasy Urbain.



10 thoughts on “SACRA parfums d'Isenne et d'ailleurs vol I

  1. Léa Silhol Léa Silhol says:

    Actuellement au travail sur encens fays Nicnevin Gandhara Isenne Isenne et encore Isenne rituels assassins Oneiroi Green Man rituels bibliothèues obscures mystérieux grimoires gants gris à Hyde Park 9h du matin Imrryr with Michael Moorcock's blessing Lord Byron Oscuro family Bantry Eire Japan London 2x Armenasht kingdom Rouge noir or cuivre vitraux antimoine soie velours émaux Happy happy happy Sacra enfin


  2. Jackalex Jackalex says:

    Régulièrement je me dis tu devrais donner un ressenti de lecture sur les derniers livres lus Et puis une fois en ligne je réalise ue s'il y a un Silhol dans la pile c'est le seul pour leuel j'ai véritablement envie de secouer ma paresse Cette fois ci Sacra Plus le temps passe plus les recueils de Léa Silhol deviennent pernicieux il me semble Les liens entre les textes se dévoilent à chaue pas surlignés au fil d'or mais formant une nasse implacable Tout ceci aboutit à un sentiment de familiarité et la suspension de l'incrédulité est totale En uelues mesures la symphonie nous embarue dans une version parallèle du monde u'on a de plus en plus de mal à tenir pour une fiction C'est particulièrement vrai ici tant certains textes ne font ue flirter avec les littératures de l'Imaginaire reliés uniuement à ce genre par l'apparition d'un des éléments de la Trame l'univers de l'autrice Ces éléments ou visages connus alors provouent un coup au coeur assez violent pour nous donner l'impression d'un réveil Rencontrer à nouveau ici des visages ue nous n'avions jusue là aperçus ue dans les Contes de la Tisseuse est une incroyable surprise La même sensation ue de croiser au détour d'une rue un ami disparu depuis des décennies Il y a au sommaire plusieurs textes déjà publiés mais pour certains difficilement trouvables le très oniriue Lithophanie le splendide Trois fois mais aussi nombre d'inédits ui maruent un tournant très excitant vers le réalisme magiue et renforcent les liens entre la Trame et le monde réel comme l'enchanteur Under the Ivy dont Kate Bush pourrait être fière je crois d'avoir fourni le titre ui se déroule en Angleterre au début du XXème siècle et les faramineuses novellas Gold et Magnificat La première ui nous fait voyager des ateliers de céramiue du Japon aux salons des artistes viennois en en particulier dans l'atelier de Klimt lui même en Italie et en Suisse est un véritable coup de coeur sans cesse redoublé La seconde Magnificat nous embarue de Prague à Venise et introduit deux pans de mythologie silholienne dont on espère u'ils vont se développer les nephilim hybrides d'hommes et d'anges et les djinn Les deux chacun à leur façon sont d'une splendeur presue aveuglante La présence d'Isenne version alternative et sublimée de Venise s'orchestre pas à pas presue comme un motif musical ui reviendrait décliné sur tous les tons parfois comme un simple coup d'archet de violon de ci de là pour exploser ensuite en fabuleux solos au fur et à mesure ue nous pénétrons toujours plus avant dans la cité des verriers Difficile de ne pas tomber sous le charme vénéneux de ces élégants chacals et de leur mystérieuse cité Pour finir on notera le tribute officiel ue Silhol rendit à Michael Moorcock et à son fameux Elric de Melniboné Un bel univers servi par un style il faut bien l'avouer nettement supérieur à celui de l'auteur original ; Sacra pourrait n'avoir u'un seul défaut c'est un volume I sur 2 et le bouuin est tellement addictif u'on pourrait craindre de devoir attendre la suite même si dans le cas d'un recueil c'est sensiblement moins grave ue sur un roman Mais le volume 2 doit sortir dans uelues jours Et donc au final zéro fautes Sacra annoncé il y a bien dix ans s'est fait longtemps attendre Si c'est cela ui nous vaut d'avoir deux volumes au lieu d'un je crois ue nous n'y avons rien perdu au contraire Les illustrations de Dorian Machecourt sont une tuerie en parfaite harmonie avec l'ouvrage J'attends à présent la version collector pour les découvrir en couleur et rajouter un trésor de plus à ma bibliothèue Je ne doute pas de murmurer au moment de le placer sur l'étagère Magnificat Magnifico


  3. Nitchevo Squad Nitchevo Squad says:

    Terriblement fier d'avoir travaillé sur ce livre


  4. Magali Magali says:

    Cela faisait longtemps très trop longtemps ue je n’avais pas parcouru les sentiers d’encre tissés par Léa Silhol Elle fait pourtant partie de mes auteurs préférés mais je ne sais pouruoi j’ai passé plusieurs années sans ouvrir un seul de ses livres u’ils aient été déjà lus ou non Mais uelues fois prendre le temps avant de revenir vers un auteur ou une autrice u’on apprécie particulièrement ajoute à l’intensité de la lecture En ce début d’année alors ue je cherchais uel livre allait constituer ma première lecture de l’an neuf mon choix s’est ainsi porté vers Sacra parfums d’Isenne d’ailleurs opus un Le recueil de Léa Silhol attendait patiemment sur mes étagères ue je vienne enfin ouvrir son écrin pour en découvrir les trésorsCertaines personnes pratiuent la bibliomancie Cela consiste à choisir un livre au hasard à l’ouvrir à une page au hasard puis à tirer du passage ou de la phrase ainsi lue un oracle C’est à cela ue j’ai pensé lorsue j’ai parcouru les premières lignes de ce recueil bien ue mon choix n’ait rien du au hasard Ces phrases là c’était comme un message de l’Univers alors ue je retrouvais le plaisir d’écrire et ces fameuses fulgurances d’inspiration cette fièvre créatrice ue je croyais à jamais perdues ; un message ui me confirmait ue décidément j’avais bien choisi ma première lecture de l’année 2020 Je me suis souvent demandé d’où vient la magie des écrivains Cette espèce de transe d’où jaillissent les mots Des mots ui se font phrases se font chants et hissent hors du néant la trame construite des histoiresC’est ainsi ue commence la nouvelle À Travers la Fumée On y suit via un traducteur le parcours d’une autrice alors u’elle reçoit une mystérieuse boîte de palissandre ui cache en son sein un manuscrit Dans ce premier texte se dévoilent déjà les thèmes ui vont infuser le recueil la création et bien sûr les parfums Les parfums ui forment le sous titre du diptyue les parfums ui donnent une note précise à chaue texte Et bien sûr la frontière poreuse entre réel et irréel entre modernité brute rationnelle et les antiues magies ui pétrissent les mythologies de tous temps Un très beau texte pour entrer dans le vif du sujet ui n’est pas là pour mettre à l’aise bien au contraire mais pour poser le ton les thèmes uant à moi rien ue les premiers mots m’avaient déjà séduite alors autant dire ue le texte tout entier m’a plu 🙂Litophanie nous offre une nouvelle fantasy digne d’un conte Un conte comme à l’ancien temps aussi beau ue cruel Luned vient d’avoir seize ans et son père a décidé de lui offrir en cadeau un portrait d’elle réalisé en vitrail Un travail d’artisan ui sera confié à un Isennien Isenne là aussi un nom ui figure en sous titre du recueil Isenne une ville ue j’avais déjà parcourue précédemment dans des textes de Léa Silhol j’en reparlerai plus loin dans cette chroniue Ici point de balade dans les rues de cette cité d’Artisans car c’est l’artisan ui vient au château où vit Luned Mais l’enchantement du premier texte s’il a changé de temporalité de lieu et même de thématiue encore ue l’on y parle de création aussi à l’arrière plan à travers la conception de ce vitrail reste intactLà où Changent les Formes nous emmène cette fois bien en Isenne J’ai retrouvé avec délices cette nouvelle familière parue auparavant dans le numéro d’Emblèmes consacré au Rêve C’était alors la première fois ue je parcourais guidée par l’autrice les rues d’Isenne Cité des Artisans aux côtés d’Estel ui y revenait après des années passées au loin C’est aussi avec ce texte ue j’avais rencontré pour la première fois la figure de Morphée vue par Léa Silhol Une interprétation de la divinité grecue ui m’avait laissée le souffle coupé Autant dire ue cette relecture m’a enchantée Changement de cap – mais on reste proche de Morphée puisue les rêves y prennent grande place – avec Le Rêve en la Cité hommage de l’autrice au cycle d’Elric de Michael Moorcock Je n’ai jamais lu ce cycle mais cela ne m’a pas manué à la lecture de cette nouvelle – je pense cependant ue si vous connaissez cette oeuvre vous découvrirez sans doute des références et des subtilités dans le texte ui m’auront échappées à cause de cette méconnaissanceArrive une novella ui m’a laissée pantoise Gold se déroule au début du XXe siècle dans la Vienne fourmillant d’artistes Nous y suivont Izôkage Hakugin un céramiste japonais spécialisé dans l’art du Kintsugi ainsi ue ses échanges avec Gustav Klimt Des échanges où les affres de la création du succès dans son art et de ses conséuences du lien entre l’artiste et son art comme l’artiste et son public de l’aliénation ue cela peut parfois créer tous ces thèmes ui n’en sont u’un sont parties prenantes de ces conversations Il n’y a aucune once de fantastiue ou de fantasy dans ce texte – hormis peut être un léger écho aussi évanescent u’un flocon de neige à la nouvelle La Loi du Flocon ui figure au sommaire du recueil Contes de la Tisseuse Gold est également lié à Lyron d’Anrheim personnage du Lied d’intransigeance nouvelle au sommaire du recueil Conversations avec la mort et permet de connaître la suite de son destin Pas d’inuiétude cependant si vous n’avez lu aucun de ces deux textes malgré ces liens – surtout pour Le Lied d’instransigeance – l’histoire de Gold reste tout à fait compréhensible en elle même puisu’un bref rappel des événements parus précédemment sont glissés au fil des lignes Une novella magnifiue aux thèmes évocateurs sans concession infusés de la Vienne artistiue du début du siècle et de l’art japonais du Kintsugi une novella ui laisse de nombreuses réflexions se dérouler bref si le recueil ne comporte – à mes yeux – ue des pépites Gold la bien nommée est LA pépite entre les pépites Retour en Isenne avec Trois Fois un texte ue j’avais pu lire il y a longtemps lors de sa première parution Je retrouve avec bonheur la cité des Artisans même si cette fois ci une créature inuiétante s’en mêle La figure vampiriue du texte n’est cependant pas ce ui m’a le plus intéressée mais j’ai beaucoup apprécié l’originalité de sa mise en scène En revanche j’ai littéralement eu le souffle suspendu – malgré ma connaissance du dénouement – par le duel de Payne avec cette Dame Rouge duel absolument splendide ainsi ue par tous les petits cailloux semés par l’autrice pour nous indiuer les origines d’Isenne Si la Cité conserve encore des secrets uelues voiles sont ici soulevés et pas des moindres Après les deux novellas du recueil retour au texte court avec Under the Ivy Cette fois encore pas de magie Malgré tout la figure du Green Man sourd de la description sensuelle de la forêt par le personnage principal Ivy Ivy ou Eve à ui l’on interdit ces bois sauvages anciens Mais la nature indomptée de la jeune fille est irrésistiblement attirée depuis toujours par cette forêt Chant d’amour pour les bois intouchés chant de la nature féminine et sauvage Under the Ivy nous donne à rencontrer une jeune fille au caractère piuant et libreMagnificat boucle magnifiuement le récit Béata rencontre Ada à Prague pour lui demander de lui déchiffrer un manuscrit persan Un manuscrit ui aurait été rédigé de la main d’un Djinn Cette nouvelle oscille entre réalisme magiue et fantasy urbaine des années 40 Elle tourne autour du concept de l’extase cette fois Préparez vous car suivre les pas d’Ada à l’instar de Béata ne laisse pas indifférent Pour ma part j’ai refermé le recueil – et donc ce texte – avec une sensation de vertige et d’éblouissement comme envoûtée Je n’en dirai pas plus sur Magnificat car je pense u’il nécessite d’être lu dans son entier pour en saisir pleinement chaue détail C’est comme si chaue texte précédent nous préparait à ce final tourbillonnantCe premier opus du diptyue Sacra est plus u’un coup de coeur c’est une expérience de lecture u’il m’a été donné de vivre Autant vous dire ue je ne vais pas mettre longtemps avant de lire un autre ouvrage de Léa Silhol Il me tarde de découvrir d’autres facettes d’Isenne de humer d’autres senteurs de parcourir d’autres sentiers de mots et d’encre dans le second opus Nulle Âme Invincible


  5. Eilineva Eilineva says:

    C'est avec regret mais aussi émerveillement ue je ferme ce LivreCela faisait longtemps ue je n'avais pas lu un inédit de Dame Léa Et j'en avais oublié les sentiments les sensations lorsue je me lance dans ses livres D'ailleurs on s'y lance on y saute ou y tombe et nous voilà perdu et entraîné bon gré mal gré Je ne sais pouruoi mais j'ai toujours une montée d'adrénaline le coeur ui bat aux tempes et les mains fébriles et tremblantes sur les pages J'ai dévoré les nouvelles autant u'elles m'ont dévoréeUn énorme coup de coeur pour Gold et MagnificatUn livre ui nous fait voyager ui nous fait rêver plein de beauté d'espoir Un livre non encore une perle une pépite un trésor


  6. Juliette Dod Juliette Dod says:

    ue dire de Sacra uand je veux faire découvrir l'univers de Léa Silhol à uelu'un c'est désormais vers Sacra ue je me tourne tant la richesse de ce recueil et du suivant est grande Les textes sont à l'image de cette magnifiue couverture de Dorian Machecourt d'or et de lumière d'exotisme de uête de rencontre et d'absolu Ce ui se dégage de la poésie si particulière des mots de l'auteur est captivant et intoxicant Entre Vertigen Isenne et Frontier pour les amateurs de l'univers on est ici au coeur de la trame Point d'entrée pour les profanes et d'expansion pour les initiésA découvrir


  7. Will Will says:

    Une fois de plus bluffé par les textes de Léa Silhol Je ne vais pas cacher ue je suis un adepte des divers romans et nouvelles de cette auteure Et savoir toujours autant surprendre et satisfaire ses fans et un jeu dangereux en soit Et une fois de plus un pari réussi Mais u'en est il des lecteurs ui n'ont jamais lu du Léa Silhol avant ? Je crois ue là aussi le livre fait son effet Les nouvelles sont tout à fait compréhensibles et captivantes pour des nouveaux lecteurs ui ne connaissent pas l'univers de Léa Silhol C'est uelue chose ui m'a toujours surpris avec cet auteur uasiment chaue livre peut être lu indépendamment et présente donc une porte d'entrée dans son univers Donc parfait pour un nouveau lectorat Les lecteurs déjà initiés eux y gagnent en plus de trouver au fil des textes les pièces d'un puzzle plus grand Chaue texte est lié aux autres Indépendamment il demeure une pièce de rouage ui peut être belle en soit mais mises ensemble elles donnent au lecteurenuêteur une machinerie infernaleCerise sur ce le gâteau ? Ce livre est tout simplement beau La forme n’est pas gâchée au profit du fond Les deux vont simplement de paire Par les illustrations intérieures et de couverture ui donnent une atmosphère uniue jusu’à l’écriture même des textes ui donnent à chacun un rythme et une ambiance différenteBref j’attends avec impatience Sacra II Pour mon propre plaisir et pour celui de le glisser dans les mains de plus en plus rares de mes amis ui n’ont encore jamais lu les textes de Léa Silhol


  8. Sev Luz Sev Luz says:

    Mes premières lectures sont toujours très trop rapide pour apprécier correctement ce genre de textes La langue utilisée par l'auteur mérite d'y accorder plus de temps Pour autant chaue histoire de ce recueil est un petit bijou se lit tout seul et l'ensemble m'a complètement piégée dans son irréalité Une très très très belle lecture


  9. Psycheinhell Psycheinhell says:

    Sacra Parfums d’Isenne d’Ailleurs le titre à lui seul représente une irrésistible invitation au voyage accroche d’âme renforcée encore par la beauté de la couverture créée par Dorian Machecourt On embrasse sans résistance la tentation avec un sourire de côté à Wilde et on entre en cérémonie via les volutes d’encens et un sommaire sous forme de symphonie olfactive vers la considération du sacré sous tous ses aspects des rituels hiératiues à la beauté naturelle de l’art des hommes ou des immortels à l’amour divinPremière station les pieds plantés en terre irlandaise le regard tourné vers le Mystère des contrées féeriues « À Travers la Fumée » Piaffant d’exaspération devant les lâchetés d’un narrateur timoré et pestant contre sa pauvre appréhension des livres cette lectrice s’élance vers le plaisir de retrouvailles longtemps guettées avec une figure d’écrivain — embrasse ses paroles et réflexions comme on signerait d’une adhésion féroce un manifeste artistiue — effleure les pages du recueil imaginant sous ses doigts par translation de bibliothèue les premières traces d’Isenne la fabuleuse reflet magiue et magnifié de VeniseIsenne se rapproche dès la deuxième étape « Lithophanie » en la personne de l’un de ses Artisans en mission — et il faut cela dans la balance son profil sur la route maruant rituellement la direction de la Cité le verre et les couleurs du vitrail auuel il œuvre il faut cela pour peser contre les murs écrasants du château où le récit déroule son fil inexorableA la troisième station « Là où Changent les Formes » le pas se fait ardent et dansant entraîné par le vent et une ivresse de couleurs par delà le seuil d’Isenne Cela fait des années déjà ue je fis ainsi via le bel Emblèmes Rêves ma première entrée dans la cité touriste charmée et âme vite capturée par les puissances à l’œuvre au sein des castes d’Artisans et la fascination reste neuve comme au premier jour Et comme au premier jour me voilà emboitant le pas d’une citoyenne revenue d’exil explorant les rues rouages et rituels locaux la suivant jusu’en ses rêves et ses rencontres avec une si réelle créature mythiue — exuis périple où l’on flirte dangereusement délicieusement avec le sacrilège et l’obsession Songeant crescendo ue Sacra décidément n’a rien à envier en termes de pouvoir des œuvres d’art aux artefacts isenniens évoués entre ses pagesSurprise la foulée suivante sur cette « rose des vents » comme l’appelle Léa Silhol nous transporte d’un clic de rouage articulé sur la thématiue du rêve et de la réalité vers la Melniboné de Moorcock une nuit fiévreuse où l’on croirait palper l’esprit de la ville à travers la fumée des rituels mortuaires ui a envahi les rues Une nuit lourde et zébrée pourtant de telles fulgurances u’on la dirait inoubliableMais la surprise de ce « Rêve en la Cité » n’est rien comparé à celle ui attend ensuite et m’a laissée à genoux fauchée par l’émotion et la splendeur de « Gold Chant du filigrane de la fracture sur la vague d’un Kintsugi » Tous ceux ui réclament à grands cris affamés la suite du roman Nigredo n’ont pas idée de ce u’ils perdraient s’ils passaient à côté de cette bouleversante rencontre — avec emphasis sur l’ampleur du bouleversement « La voix de tous ceux ue — aimés jadis — nous pensions avoir perdus pour toujours » dit la uatrième de couv’ et oui si fait oh YES Et lorsu’en réponse s’élève à la rencontre de cette voix perdue une autre pour dire un chant essentiel et ue les actes se conjuguent à l’image des âmes dans un mouvement fracassant propre à restaurer le monde sur une plus juste trajectoire là dans le choc de cet immense coup de cœur Sacra m’a embaruée sans retour comme l’utopie de Frontier il y a des années Nombre des voix recueillies dans Sacra s’en viennent uestionner la réalité des hommes de ceux ui justement ne uestionnent pas les formes et limites du monde — comment ne pas les rejoindre dans le refus farouche d’un monde où les actes sublimes évoués dans « Gold » seraient mesurés à des aunes étriuées ? Il me semble ue le dialogue intérieur initié avec les personnages de cette histoire ne prendra jamais fin et tout ce ui autour de moi ne s’y rattache pas me semble présentement si falot irréelAussi amoureusement ue l’on se soit attardé là Isenne attend spirituelle et dangereuse et ce serait faute de goût ue manuer le rendez vous avec ses Muses et ses Artisans — d’autant ue le superbe « Trois Fois » nous entraîne plus avant vers le cœur labyrinthiue de la Cité dans le secret des forges et les mystères mis en œuvre là Sur l’établi des créateurs la forme dure des rites des devoirs ancestraux et la matière dont sont faits les gestes de rébellion ; dans la balance l’éuilibre d’Isenne la perpétuation de son pouvoirEt au terme de cette station solennelle passée dans l’ombre des ateliers et derrière les murs d’une chapelle « Under the Ivy » nous embarue dans un élan vital et sauvage — pour une grande inspiration à l’air libre une course extatiue dans les bois aiguillonnés de la voix par une héroïne ui célèbre son univers naturel et raille celui des hommes avec une musicalité de torrent clair et un goût littéraire très sûr ainsi ue des affinités de caractère avec une certaine Antigone Une expérience vibrante et jouissive ponctuée d’éclats de rire et tendue dans la célébration de la Beauté On en redemanderait volontiers d’une telle cavalcade Sur cette lancée « Magnificat » Wow Enfin les djinns entrent dans la danse aux côtés des anges déchus laissent apercevoir leur place dans la Trame du monde silholien Encore une fois terrible est la tentation de s’attarder dans les pages du récit en faire rouler entre ses doigts les éclats coupants et en son âme les résonances poétiues — mais comme une fumée ui monte aux cieux Sacra spirale vers le sublime le vertige de l’élévation et l’on se laisse emporter avec autant d’abandon u’en embrassant la Chute à travers Fovéa Déployé à l’apex un chant ue je défie tout amoureux de Vertigen d’entendre sans le recevoir en plein plexusEt ainsi osmose réussie l’œuvre devient elle même la cible l’objet de son langage de l’extase — écrite u’elle est dans un alphabet où le Ô fervent et le Yes ardent représentent des lettres essentiellesIl coule dans Sacra une lumière extraordinaire celle des matins naissants lorsue les veilleurs et les éveillés ui ont égrené chaue heure chaue nuance de la nuit aiguisés et ciselés par leur expérience de l’Ombre et vivants comme jamais renversent la tête vers le ciel pour mieux recevoir le chant d’aube du Phénix


  10. NyxShadow NyxShadow says:

    Si j'ai eu du mal avec le premier récit ui me semblait en décalage la boucle est bouclée par les dernières pages uoi u'entretenant un certain mystères La nouvelle Gold elle fait figure d'altérité terme si cher à l'auteur tant elle semble en contradiction avec le recueil Un recueil chaud fait de teintes d'ocre et de soleil de chaleur et de sable Et soudainement une nouvelle infusée d'hiver Ce ui me pousse à me uestionner sur le sens à donner à sa place dans la Trame


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